bien dressés

 

 

- Jean Jaurès :-  "Le patronat n'a pas besoin lui pour exercer une action violente de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses : Quelques hommes se rassemblent à huis clos dans l'intimité d'un conseil d'administration, et à quelques-uns sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques impreceptibles, mais connues des autres patrons, à l'universelle vindicte patronalle."

- "Le maintien de l'ordre, c'est seulement (...) la répression de tous les excès de la force ouvrière, c'est aussi sous prétexte d'en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et de laisser le champ libre à la seule violence patronale."

- "La grève s'imposera tant que le capital et le travail seront séparés, tant que les grands moyens de production ne seront pas la propriété commun des travailleurs eux-même et de la nation."

- "Lorsque malgré tout la violence éclate, ne tournons pas contre eux  (les grévistes) mais contre les maîtres notre indignation."

- Victor Hugo : -" Les révolutions ont un besoin de liberté, c’est leur but et un besoin d’autorité, c’est leur moyen. La convulsion étant donnée, l’autorité peut aller jusqu’à la dictature et la liberté jusqu’à l’anarchie. De là un double accès despotique qui a le sombre caractère de la nécessité, un accès dictatorial et un accès anarchique. Oscillation prodigieuse."

- Victor Hugo :  "Après moi le déluge dit le dernier sultan de la série. On sens en effet sous ce Louis XV, qu’un certain  accomplissement s’apprête tant la petitesse du tout est formidable. Vers la fin du Dix-huitième siècle l’histoire ne peut plus être étudiée qu’au microscope. On voit un fourmillement de nains et c’est tout ; d’Aiguillon , Richelieu, Maurepas, Calonne, Vergennes, Brienne, Montmorin, Brusquement une ouverture se fait dans ce qu’on pourrait nommer le Mur du fond, et il apparaît des inconnus hauts de cents coudées, et voici Mirabeau, l’homme éclair et voici Danton , l’homme foudre. Et les événements deviennent dignes de Dieu."

-Louis Blanc :" Il n’est possible de jouer un grand role dans l’histoire qu’à condition d’être  ce que j’appellerais volontiers un homme representatif. La force que les individus puissants possèdent, ils ne la tirent d’eux même qu’en très petite partie : ils la puisent surtout dans le milieu qui les entourent. Leur vie n’est que la concentration de la vie collective au sein de laquelle ils sont plongés. L’impulsion qu’il impriment à la société est peu de chose, au fond, comparée à l’impulsion qu’ils recoivent d’elle. (Histoire de la révolution Française)".

- Louis Blanc : (A propos de la chute de Robespierre, et de la terreur blanche)

" Mais ce qui précisément ne  mourrut pas le 9 thermidor ,ce fut la Terreur. Car ce que Mr Jules Ferry décore du nom de “réveil de la justice " fut tout simplement la Terreur continuée en sens inverse, et sous la forme d’assassinat. Ce qu’il appelle le “réveil de la clémence” inaugura le régime des coups de poignards. M Jules Ferry ignore-t-il donc que sans avoir, eux, un but glorieux à atteindre, une résistance désespérée à vaincre, et uniquement par excès de haine, par vengeance, pour reconquérir leur privilège, pour en finir une bonne fois avec la révolution ,les sicaires de la Terreur blanche entrèrent en besogne, tuant avec délice, tuant partout, tuant au coin d’un bois, tuant en pleine rue, tuant ici par derrière, là d’une façon triomphale, tantôt égorgeant avec un masque sur le visage, tantôt faisant de l’assasinat un spectacle qui eut ses galeries et son parterre ; en certaines villes, pointant des canons contre les cachots, en d’autres brûlant vifs les prisonniers pour s’épargner la fatigue de les massacrer ? La clémence trouva-t-elle son compte à la mise en coupe réglée des républicains à Lyon, à Aix, à Marseille, à Tarascon où les Thermidoriens eurent leurs journées de septembre, plus affreuses encore que les premières ?  (Histoire de la révolution Française)".